Acheter de l’alcool lorsqu’on est mineur ne devrait pas être un jeu d’enfant, pourtant près de 9 établissements sur 10 laissent passer la vente. Face à ce constat alarmant, la sensibilisation ne suffit plus : il faut agir et exiger un changement de pratique. 

Que vous soyez parent, riverain, ou simple citoyen engagé, vous pouvez agir près de chez vous. 

  • 87 % des débits de boissons testés en 2026 ont vendu de l’alcool à un mineur (tous types d’établissements confondus).
  • 92 % des Français (et 94 % des parents d’ados) jugent inacceptable le non-respect de l’interdiction de vente aux mineurs. (enquête BVA 2023)
  • Plus de 9 Français sur 10 réclament davantage de contrôles et de sanctions.
  • Le saviez-vous ? La dissuasion fonctionne : les opérations menées par Addictions France prouvent que de la sensibilisation puis des contrôles réguliers suivis de sanctions font reculer la vente illégale de moitié.

Les mineurs eux-mêmes questionnent l’efficacité des mesures actuelles tout comme la garantie de leur protection. Les jeunes de 17 ans interrogés dans le cadre de l’enquête menée par Addictions France sur les cafés, bars, restaurants, attestent que l’accès à l’alcool reste très facile.

Comment agir ?

Interpellez les commerçants de votre ville et votre mairie

La loi existe, mais elle doit être appliquée sur le terrain. Vous pouvez agir : 

·       Auprès des commerçants et débits de boissons de votre quartier en leur rappelant qu’ils doivent exiger une pièce d’identité.

·        Auprès de votre mairie en interpellant vos élus locaux pour qu’ils usent de leurs pouvoirs de police administrative (rappels à l’ordre, contrôles, sanctions, arrêtés de fermeture pour les établissements récidivistes).

 

Campagne "ça passe pas" de la FECP

Agissez auprès de votre entourage

La consommation d’alcool chez les jeunes commence parfois tôt, en moyenne à l’âge de 14 ans, et le plus souvent dans un cercle familial.  

4 parents sur 10 déclarent avoir déjà fait goûter une boisson alcoolisée à leur adolescent.

 

Protéger la santé des jeunes : l'affaire de tous

Repousser le plus tard possible chez les jeunes l’âge de la première consommation est le meilleur moyen de protéger durablement le cerveau des adolescents et de réduire les risques de dépendance à l’âge adulte.